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Cession et restructuration d’entreprise

Une entreprise se vend bien lorsqu’elle a été préparée des mois à l’avance. C’est là, et pas à la signature, que se joue le prix.

Entre le moment où un dirigeant envisage de vendre et celui où le prix est encaissé, il s’écoule rarement moins d’un an. Ce que l’on fait pendant cette période — mise en ordre juridique, choix de la structure de détention, préparation de la documentation — pèse davantage sur le résultat net que la négociation elle-même.

Nous accompagnons cédants et acquéreurs sur les opérations de la région, seuls ou aux côtés de l’expert-comptable et du conseil en gestion de patrimoine du dirigeant, du premier chiffrage jusqu’aux formalités postérieures au closing.

Préparation de la cession

Douze à dix-huit mois avant, nous purgeons ce qu’un audit d’acquisition mettra au jour : conventions réglementées non approuvées, baux mal ficelés, contrats sans clause de changement de contrôle, litiges prud’homaux dormants. Chaque anomalie évitée est une décote en moins.

Audit d’acquisition

Côté acquéreur, nous conduisons la revue juridique, sociale et contractuelle de la cible, hiérarchisons les risques et les traduisons en clauses : ajustement de prix, garanties spécifiques, conditions suspensives ou renoncement pur et simple.

Cession de titres

Protocole, conditions suspensives, calendrier de closing, ajustement de prix sur situation intermédiaire, complément de prix : l’acte fixe qui supporte quoi entre la signature et le transfert effectif du contrôle.

Garantie d’actif et de passif

C’est le cœur de la négociation. Plafond, franchise, durée, exclusions, sort des passifs fiscaux et sociaux, garantie de la garantie : nous rédigeons ou discutons chaque paramètre, dont l’effet se mesure en années après la vente.

Cession de fonds de commerce

Lorsque l’opération porte sur le fonds et non sur les titres, le formalisme et la fiscalité changent entièrement. Nous chiffrons les deux hypothèses avant de choisir, car l’écart de coût entre elles est rarement neutre.

LBO et rachat par endettement

Constitution de la holding de reprise, articulation avec les banques, pacte avec l’investisseur financier, management package : nous sécurisons le montage et vérifions qu’il reste tenable si l’exploitation ralentit.

Transmission familiale

Donation-partage de titres, pacte Dutreil, démembrement, gouvernance de la génération suivante : la transmission se prépare avec le notaire et l’expert-comptable, et se joue autant sur les rapports familiaux que sur la fiscalité.

Apport-cession et réinvestissement

Apporter ses titres à une holding avant de les céder permet de reporter l’imposition de la plus-value, à condition de respecter les obligations de réinvestissement. Le dispositif est efficace mais surveillé : il suppose un calendrier tenu et des justificatifs conservés.

Le bon moment

Ce que coûte une question selon le moment où elle arrive.

Une convention réglementée régularisée douze mois avant la vente est une formalité. Découverte pendant l’audit d’acquisition, elle devient une ligne de négociation sur le prix.

Ce que coûte l’attente Le projetLa signature Le désaccordLe contentieux COÛT TEMPS
Traité dès le projet — le coût reste celui d’un conseil Découvert au moment du litige — le coût suit la procédure

Le sujet est le même. C’est le moment où il est traité qui fait le coût.

Comment nous travaillons

Le déroulé d’une intervention.

01

Le premier échange, trente minutes, sans frais

Vous exposez la situation, nous disons franchement si nous sommes le bon interlocuteur et ce que l’intervention suppose. Aucun engagement à ce stade.

02

Une lettre de mission avant tout travail

Elle décrit ce qui est fait, ce qui ne l’est pas, le mode de calcul des honoraires et le calendrier. Rien ne démarre sans votre accord écrit.

03

L’intervention, avec un référent identifié

Un avocat centralise votre dossier ; chaque question est traitée par celui d’entre nous qui la pratique quotidiennement. Vous n’avez qu’un interlocuteur à joindre.

04

Le suivi après la signature

Formalités, dépôts, échéances : le cabinet prend le relais et vous tient informé jusqu’à la clôture du dossier.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus.

Vaut-il mieux céder les titres ou le fonds de commerce ?

La cession de titres transmet la société avec son passé, ce qui explique l’importance de la garantie d’actif et de passif ; elle est fiscalement plus favorable au cédant. La cession de fonds isole l’acquéreur du passé mais supporte des droits d’enregistrement plus lourds et laisse au cédant une société à liquider. Le choix se chiffre, il ne se présume pas.

Combien de temps faut-il pour vendre son entreprise ?

Comptez six à neuf mois entre le premier contact sérieux et l’encaissement, auxquels s’ajoutent idéalement douze mois de préparation. Les cessions menées en trois mois se paient généralement par une décote ou par une garantie plus lourde.

Que couvre exactement une garantie d’actif et de passif ?

Elle indemnise l’acquéreur des passifs dont l’origine est antérieure à la cession et qui n’avaient pas été révélés : redressement fiscal, litige prud’homal, dette non comptabilisée. Elle ne couvre pas la performance future de l’entreprise, ni les risques expressément mentionnés dans les annexes.

Le pacte Dutreil s’applique-t-il à mon entreprise ?

Il exige une activité opérationnelle, un engagement collectif de conservation puis un engagement individuel, et l’exercice d’une fonction de direction. Il permet d’exonérer les trois quarts de la valeur transmise. Les sociétés à activité mixte ou patrimoniale nécessitent une analyse préalable, souvent avec le notaire.

Peut-on vendre une société qui a des dettes ?

Oui, et cela se fait couramment : la dette est intégrée à la valorisation, généralement par un passage de la valeur d’entreprise à la valeur des titres. La difficulté tient plutôt aux sûretés consenties par le dirigeant et aux clauses d’exigibilité anticipée des contrats de prêt.

Faut-il informer les salariés avant de vendre ?

Dans les entreprises de moins de deux cent cinquante salariés, une information préalable est due deux mois avant la cession, sauf exceptions. Son omission n’annule plus la vente mais expose à une amende civile. La forme et la preuve de cette information doivent être organisées.

Le prix peut-il être payé en plusieurs fois ?

Fréquemment : crédit-vendeur, complément de prix indexé sur les résultats, séquestre d’une fraction pour garantir la garantie de passif. Chaque formule appelle des sûretés propres, faute de quoi le cédant devient créancier chirographaire de son acquéreur.

Premier échange de 30 minutes, sans frais. Prendre rendez-vous