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Professions libérales et cabinets

Choisir sa structure, s’associer, se séparer : les trois moments où un cabinet se fragilise durablement.

Architectes, experts-comptables, notaires, avocats, géomètres, consultants : ces professions partagent une même difficulté. La valeur de l’entreprise repose sur des personnes, ce qui rend l’association aussi rentable qu’elle est risquée, et la séparation aussi coûteuse qu’elle est fréquente.

Nous accompagnons les professionnels libéraux et leurs structures d’exercice sur le Pays basque, le Béarn et les Landes, à l’installation comme au moment de transmettre.

Choix de la structure d’exercice

Exercice individuel, société d’exercice libéral, société pluriprofessionnelle, société civile professionnelle : le choix engage le régime social, la fiscalité et la responsabilité, et se révise rarement sans coût.

Contrat d’association

Apports, répartition des résultats, gouvernance, clientèle personnelle, engagement de présence, conditions de retrait : c’est le document qui déterminera la valeur de vos parts le jour où vous partirez.

Contrat de collaboration

Collaboration libérale ou salariée, rétrocession, clientèle personnelle, préavis, mise à disposition des moyens : le contrat doit préserver l’indépendance du collaborateur, à défaut de quoi il se requalifie.

Retrait et exclusion d’associé

Valorisation des parts, expertise en cas de désaccord, clause de non-réinstallation, sort des dossiers en cours : anticipé dans les statuts, le retrait se règle en quelques semaines ; improvisé, il paralyse le cabinet.

Rémunération et compte courant

Répartition entre rémunération et dividendes, avances en compte courant, comptes d’associés déséquilibrés : ces questions techniques sont à l’origine de la majorité des tensions entre associés.

Bail professionnel et locaux

Bail professionnel ou commercial, partage de locaux entre confrères, société civile de moyens : le statut du local détermine la valeur du cabinet et la facilité de sa transmission.

Responsabilité professionnelle

Mise en cause, déclaration à l’assureur, articulation avec l’ordre ou la chambre professionnelle : la gestion des premiers jours conditionne la prise en charge et l’issue du dossier.

Transmission du cabinet

Cession de parts, cession de clientèle, association progressive du successeur, articulation avec le régime de retraite : une transmission réussie se prépare trois à cinq ans avant le départ.

Le bon moment

Ce que coûte une question selon le moment où elle arrive.

Un contrat d’association rédigé à l’installation fixe la valeur de sortie. Le même point, discuté au moment du départ, se règle par expertise, puis par procédure.

Ce que coûte l’attente Le projetLa signature Le désaccordLe contentieux COÛT TEMPS
Traité dès le projet — le coût reste celui d’un conseil Découvert au moment du litige — le coût suit la procédure

Le sujet est le même. C’est le moment où il est traité qui fait le coût.

Comment nous travaillons

Le déroulé d’une intervention.

01

Le premier échange, trente minutes, sans frais

Vous exposez la situation, nous disons franchement si nous sommes le bon interlocuteur et ce que l’intervention suppose. Aucun engagement à ce stade.

02

Une lettre de mission avant tout travail

Elle décrit ce qui est fait, ce qui ne l’est pas, le mode de calcul des honoraires et le calendrier. Rien ne démarre sans votre accord écrit.

03

L’intervention, avec un référent identifié

Un avocat centralise votre dossier ; chaque question est traitée par celui d’entre nous qui la pratique quotidiennement. Vous n’avez qu’un interlocuteur à joindre.

04

Le suivi après la signature

Formalités, dépôts, échéances : le cabinet prend le relais et vous tient informé jusqu’à la clôture du dossier.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus.

SEL, SCP ou exercice individuel ?

L’exercice individuel reste le plus simple tant que l’activité est modeste et solitaire. La société d’exercice libéral permet de dissocier le patrimoine, d’accueillir des associés et de moduler la rémunération. La société civile professionnelle, plus ancienne, subsiste dans certaines professions mais séduit moins pour des raisons de responsabilité.

Comment valoriser des parts de cabinet ?

Par une combinaison de méthodes : pourcentage du chiffre d’affaires ou de l’excédent brut d’exploitation selon les usages de la profession, valeur des actifs, et correction liée à la transférabilité réelle de la clientèle. Les statuts peuvent prévoir la méthode à l’avance, ce qui évite l’expertise judiciaire.

Une clause de non-réinstallation est-elle valable ?

Elle l’est si elle est limitée dans le temps, dans l’espace et à l’activité concernée, et proportionnée aux intérêts légitimes du cabinet. Trop large, elle est annulée intégralement, et le confrère partant peut s’installer en face.

Un collaborateur libéral peut-il avoir sa propre clientèle ?

C’est même une condition de la qualification : le collaborateur libéral doit pouvoir développer une clientèle personnelle et disposer pour cela des moyens du cabinet. À défaut, la collaboration se requalifie en contrat de travail, avec toutes les conséquences sociales attachées.

Que devient la clientèle en cas de retrait ?

Tout dépend de ce que prévoient les statuts et le contrat d’association. En l’absence de stipulation, la clientèle appartient à la structure, mais les clients restent libres de suivre le professionnel partant. La clause de non-réinstallation devient alors le seul instrument de régulation.

Peut-on associer un investisseur non professionnel ?

Les règles de détention du capital varient selon les professions et sont généralement restrictives, notamment sur les droits de vote. Certaines ouvertures existent au profit de professionnels exerçant la même activité, y compris via une société de participations financières.

Comment sortir d’une mésentente entre associés ?

Par la négociation d’un protocole de retrait dans la très grande majorité des cas. La dissolution judiciaire pour mésentente suppose une paralysie du fonctionnement et n’est prononcée qu’exceptionnellement — c’est une menace plus qu’une solution.

Premier échange de 30 minutes, sans frais. Prendre rendez-vous