Accueil  /  Secteurs  /  Clubs et associations sportives

Clubs et associations sportives

Un club vit de bénévoles, de subventions et de contrats — trois régimes juridiques différents, dans la même structure.

Le sport associatif cumule des contraintes que peu d’organisations connaissent en même temps : une gouvernance associative, des fonds publics, des salariés et des bénévoles côte à côte, une fédération qui édicte ses propres règles, et une responsabilité qui pèse sur des dirigeants souvent non rémunérés.

Le cabinet accompagne des clubs du Pays basque et du Béarn, du club de quartier au club professionnel, ainsi que leurs dirigeants et leurs partenaires. David BONNEMASON-CARRERE, membre de la commission droit du sport, en assure le suivi depuis le bureau de Pau.

Statuts et gouvernance

Rédaction et refonte des statuts, règlement intérieur, composition du bureau, conditions d’adhésion et de radiation, tenue des assemblées : la plupart des crises de club naissent d’un texte imprécis rédigé quinze ans plus tôt.

Passage en société sportive

Au-delà de certains seuils de recettes ou de rémunérations, l’activité doit être portée par une société sportive. Nous préparons la constitution, la convention avec l’association support et la répartition des actifs — dont le numéro d’affiliation.

Contrats de joueurs et d’entraîneurs

Contrat à durée déterminée spécifique pour les professionnels, contrat de travail de droit commun ou convention de bénévolat pour les autres : la frontière est étroite, et sa méconnaissance se paie en requalification devant les prud’hommes.

Subventions et conventions publiques

Convention d’objectifs avec la commune ou l’agglomération, mise à disposition d’équipements, contrôle de l’emploi des fonds : une subvention mal formalisée expose le club à un reversement et le dirigeant à une mise en cause.

Sponsoring et partenariats

Contreparties, durée, exclusivité par secteur, sort du contrat en cas de relégation ou de changement de division, traitement fiscal du parrainage pour l’entreprise partenaire.

Bénévolat et emploi

Frais remboursés, avantages en nature, primes de match, emplois aidés, service civique : le bénévolat s’arrête là où commence le lien de subordination assorti d’une contrepartie.

Sécurité des rencontres

Déclaration des manifestations, dispositif de secours, service d’ordre, débit de boissons temporaire, assurance : l’organisateur engage sa responsabilité avant, pendant et après la rencontre.

Discipline et contentieux fédéral

Commission de discipline, appel fédéral, conciliation obligatoire devant le comité national olympique : les délais sont brefs et l’ordre des recours impératif, sous peine d’irrecevabilité.

Le bon moment

Ce que coûte une question selon le moment où elle arrive.

Des statuts revus une fois tous les dix ans coûtent une consultation. Les mêmes statuts, invoqués lors d’une assemblée contestée, se règlent devant le tribunal — pendant que la saison continue.

Ce que coûte l’attente Le projetLa signature Le désaccordLe contentieux COÛT TEMPS
Traité dès le projet — le coût reste celui d’un conseil Découvert au moment du litige — le coût suit la procédure

Le sujet est le même. C’est le moment où il est traité qui fait le coût.

Comment nous travaillons

Le déroulé d’une intervention.

01

Le premier échange, trente minutes, sans frais

Vous exposez la situation, nous disons franchement si nous sommes le bon interlocuteur et ce que l’intervention suppose. Aucun engagement à ce stade.

02

Une lettre de mission avant tout travail

Elle décrit ce qui est fait, ce qui ne l’est pas, le mode de calcul des honoraires et le calendrier. Rien ne démarre sans votre accord écrit.

03

L’intervention, avec un référent identifié

Un avocat centralise votre dossier ; chaque question est traitée par celui d’entre nous qui la pratique quotidiennement. Vous n’avez qu’un interlocuteur à joindre.

04

Le suivi après la signature

Formalités, dépôts, échéances : le cabinet prend le relais et vous tient informé jusqu’à la clôture du dossier.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus.

À partir de quand un club doit-il créer une société sportive ?

Lorsque les recettes de l’activité ou le montant des rémunérations versées dépassent les seuils fixés par le code du sport, l’association doit constituer une société sportive. En pratique, il vaut mieux anticiper d’une saison : la constitution, la convention avec l’association et l’accord de la fédération demandent plusieurs mois.

Un joueur amateur peut-il être rémunéré ?

Le remboursement de frais réels justifiés est licite. Dès qu’il existe une contrepartie financière régulière liée à la participation aux matchs et aux entraînements, avec des directives et un contrôle, le juge retient un contrat de travail — avec rappel de cotisations et, le cas échéant, sanction pour travail dissimulé.

Une subvention publique impose-t-elle des contreparties ?

Elle impose un emploi conforme à l’objet pour lequel elle a été accordée, un compte rendu financier, et le respect de la convention d’objectifs lorsqu’elle dépasse le seuil réglementaire. Un emploi non conforme ouvre droit au reversement, y compris plusieurs années après.

Quelle est la responsabilité d’un dirigeant bénévole ?

Elle est réelle : responsabilité civile en cas de faute de gestion, responsabilité pénale pour les infractions commises dans l’exercice de ses fonctions, et le bénévolat n’exonère de rien. L’assurance de l’association doit couvrir expressément les dirigeants, et la répartition des délégations doit être écrite.

Que faire si un partenaire cesse ses versements après une relégation ?

Tout dépend du contrat. En l’absence de clause liée aux résultats sportifs, la rupture s’analyse en inexécution et le club peut réclamer l’exécution ou des dommages et intérêts. C’est pourquoi ces clauses se négocient à la signature, en prévoyant la mauvaise saison plutôt que la bonne.

Qui est responsable en cas d’incident lors d’une rencontre ?

L’organisateur, au titre de son obligation de sécurité, et le club recevant au titre des règlements fédéraux — indépendamment de la responsabilité personnelle de l’auteur des faits. La déclaration préalable, le service d’ordre et la traçabilité des mesures prises constituent la défense.

Comment contester une sanction infligée au club ?

En respectant l’ordre des voies de recours : appel devant l’instance fédérale, puis conciliation obligatoire devant le comité national olympique et sportif français avant toute saisine du juge. Les délais se comptent en jours, et une saisine prématurée du tribunal est irrecevable.

Premier échange de 30 minutes, sans frais. Prendre rendez-vous