Accueil / Ressources / Cession de parts de SCI
27 août 2026 · Droit des sociétés · Auteur : Anthony JACQUET
Une nouvelle règle s’applique aux cessions de parts sociales ou d’actions de sociétés à prépondérance immobilière : au premier rang les SCI, mais aussi des SARL, SAS ou SA non cotées dont l’actif est principalement composé d’immeubles. La cession d’un seul titre y est soumise.
L’article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a créé un article 1865-1 du code civil. Désormais, à peine de nullité, la cession doit être réalisée avec l’intervention d’un avocat, par acte contresigné, d’un notaire, par acte authentique, ou d’un expert-comptable, par acte sous signature privée qu’il rédige, pour les entreprises dont il assure déjà la gestion comptable.
Jusqu’ici, ces cessions pouvaient être conclues par un simple acte sous seing privé, sans l’intervention d’aucun professionnel. Ce n’est plus le cas. Et le formalisme n’est pas un détail administratif : l’enregistrement fiscal de la cession est désormais subordonné à la présentation de l’un de ces actes. Sans acte conforme, l’opération ne s’enregistre pas.
Une cession de parts de SCI n’est pas seulement une opération immobilière. C’est aussi — et souvent avant tout — une opération de droit des sociétés portant sur un patrimoine immobilier. Elle suppose de vérifier les statuts et les clauses d’agrément, d’analyser la situation juridique de la société, de rédiger les garanties adaptées et d’anticiper les conséquences fiscales.
Chacun de ces points se traite avant la signature, pas pendant. La réforme ne fait que rendre obligatoire un réflexe qui était déjà le bon : associer un professionnel dès les premières discussions, et non le jour où l’acte doit être signé.
Si une opération est engagée sur la base d’un projet d’acte sous seing privé, il faut la reprendre. La nullité encourue n’est pas une sanction théorique : elle se découvre au moment de l’enregistrement, c’est-à-dire une fois les parties liées et le prix souvent déjà versé.
Cet article présente l’état du droit à la date de sa publication et ne constitue pas une consultation. Chaque situation appelle un examen particulier : prenons trente minutes pour vérifier la vôtre.
Un seul module de ce site dépose des cookies : la mesure de nos campagnes publicitaires. Vous l’autorisez ou non ci-dessous, et pouvez revenir sur ce choix à tout moment depuis le lien « Gestion des cookies » en bas de page.
Mémorisation de vos préférences de cookies et sécurité du formulaire. Aucun suivi, aucune transmission à un tiers.
Le cabinet diffuse des annonces sur Google. Ce module nous indique lesquelles amènent une prise de contact, afin de ne pas payer pour des annonces inutiles. Google est établi aux États-Unis ; le transfert est encadré par le cadre de protection des données UE–États-Unis. Refuser n’a aucune conséquence sur votre navigation.
Statistiques de fréquentation produites pour notre seul compte, avec adresse IP tronquée, sans recoupement entre sites ni transmission à un tiers. Cette configuration relève de l’exemption recommandée par la CNIL : elle ne requiert pas votre consentement, et vous pouvez malgré tout vous y opposer depuis notre politique de confidentialité.
Votre choix est conservé six mois, puis vous sera redemandé. Refuser n’a aucune conséquence sur votre navigation : le site reste entièrement accessible, et la prise de rendez-vous fonctionne dans tous les cas, puisqu’elle passe par un lien externe.